Journal de Gabriel Tarde (1843-1904)


Depuis son tout petit village du Périgord jusqu’au Collège de France, Gabriel Tarde aura mené une carrière non universitaire, et aura été philosophe « sans avoir cherché à l’être, sans y avoir pensé » comme le souligne Henri Bergson1. Né à Sarlat, le 12 mars 1843, il connaît à l’âge de 19 ans une crise d’ophtalmie et se conçoit progressivement comme philosophe, après s’être cru poète. C’est entre vingt-cinq et trente ans, que son système prend corps : ses études de droit (qui l’ennuient) finies en 1866, il s’installe en 1894 à Paris. Entre temps il est juge suppléant à Sarlat, publie une étude sur Maine de Biran en 18752, prend contact avec T. Ribot, directeur de la Revue philosophique dans laquelle il publiera notamment l’importante conférence « La croyance et le désir » (1880). Il se marie avec la fille d’un conseiller à la cour d’appel de Bordeaux dont il aura trois fils, écrit nombre d’articles dans la Revue philosophique (35), la Revue des deux mondes, la Revue bleue, la Revue internationale de sociologie de Worms (8), et la Revue de métaphysique et morale. Il entretient d’autre part une grande correspondance notamment avec les criminologues italiens de l’École positiviste : Cesare Lombroso (1835-1909), Raffaele Garofalo (1851-1934) et Enrico Ferri (1856-1929) et collabore aux Archives d’anthropologie criminelle de Lacassagne (37 articles). Il a été successivement juge suppléant au tribunal civil de Sarlat de 1869 à octobre 1873, substitut du procureur de La République à Ruffec (Charente) de 1873 à 1875, et juge d’instruction en novembre 1875 à Sarlat.

La Criminalité comparée, son premier livre, est publié en 1886 et suivi en 1890 de la Philosophie pénale. Mais ce sont Les Lois de l’imitation qui, en 1890, le rendent célèbre. Il est promu au ministère de la Justice en janvier 1894, en tant que magistrat, à l’âge de 51 ans, chef du Bureau de la statistique et des casiers judiciaires, après avoir remis au Garde des Sceaux (Antonin Dubost) un mémoire sur l’organisation de la statistique criminelle en France (sa mère, avec qui il vit, est décédée trois ans auparavant en 1891). À cette date, sa pensée est déjà pour l’essentiel formulée ; mais une telle nomination marque un tournant, car Tarde ne vit plus caché dans sa ville natale : Les lois de l’imitation sont un succès. Il rencontre notamment Espinas, Liard, Ribot, Levi Brühl, Durkheim, Faguet, Brunetière. Élu en 1900 au Collège de France, il occupe la chaire de Philosophie moderne. Henri Bergson lui succédera en 1904, date de sa mort. Il laisse une œuvre abondante : outre les très nombreux articles, les quinze livres qui déploient une écriture dans les domaines les plus divers (philosophie, psychologie, économie politique, statistique, sociologie, science politique, esthétique), un Journal inédit.

Gabriel Tarde diariste

Le Tarde diariste est hélas aujourd’hui encore un parfait inconnu. Puisse Écrisoi donner aux éditeurs l’envie de publier ces cahiers dans leur intégralité ! Jean Milet3 le premier a rendu publique l’existence du journal, intitulé Études psychologiques sur moi-même. Ce sont dix-neuf Cahiers que Tarde a tenus plus ou moins régulièrement entre 1862 (au moment de sa première crise d’ophtalmie, il est alors âgé de dix-neuf ans et bachelier depuis deux ans) et 1897 (jusqu’à cinquante-quatre ans). Ce Journal peut être consulté et fait partie du fonds des manuscrits de Gabriel Tarde conservé aux Archives du Centre d’Histoire de Science Po (situé au 56 rue Jacob, 75006). Nous renouvelons nos remerciements aux responsables pour leur aimable autorisation de publier quelques extraits : Émeline Grolleau, archiviste, Odile Gaultier-Voituriez, responsable de la coordination archivistique et documentaire du CEVIPOF et du CHSP, et le directeur du centre, Marc Lazar.

Le fonds des Archives Tarde comprend notamment des notes de travail (notes du ministère de la Justice), des manuscrits de cours et conférences, manuscrits d’ouvrages, d’articles et de comptes rendus, des écrits littéraires (poèmes et comédies) une correspondance : il occupe quatre-vingt-dix-neuf cartons, mesure dix mètres linéaires. Sa présentation critique et son inventaire ont été faits par l’historienne Louise Salmon4. Dans ce fonds donné par la petite fille de G. Tarde, madame Bergeret, aujourd’hui décédée, à qui vont tous nos remerciements pour nous avoir fait l’honneur de nous en confier l’édition, se trouvent dix-neuf cahiers que l’auteur nomme « Études psychologiques sur moi-même5 », et qui occupent trois cartons. L’établissement du répertoire numérique détaillé sous la direction de Mme Parcollet est, pour le Journal, le suivant : GTA 64 Premier - cinquième cahiers (juin 1862-février 1864), GTA 65 Sixième - treizième cahiers (février 1864-mai 1867), GTA 66 quatorzième - dix-neuvième cahiers (mai 1867-juin 1897).

 

 

 

  • 1. H. Bergson et G. Tarde se sont connus et appréciés malgré leur rivalité pour le poste au Collège de France. Tarde cite de façon élogieuse l’Essai sur les données immédiates de la conscience, et Bergson s’est probablement reconnu un frère dans le penseur du dynamique et du mouvant que fut Tarde. Bergson a écrit deux textes, le premier est un discours de commémoration prononcé lors de l’inauguration d’un monument dédié à Tarde, l’autre est la préface d’une anthologie de morceaux choisis de l’œuvre du sociologue (Bergson, Écrits philosophiques, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 2011, p. 375 et sq.).
  • 2. Maine de Biran, évolutionnisme et psychologie, de Gabriel Tarde, Paris, Institut d’édition Sanofi-Synthélabo, coll. « Les empêcheurs de penser en rond », 2000 (édition et préface d’Anne Devarieux).
  • 3. J. Milet, Gabriel Tarde et la philosophie de l’histoire, Paris, Vrin, 1970.
  • 4. Le Laboratoire de Gabriel Tarde. Des manuscrits et une bibliothèque pour les sciences sociales, dir. L. Salmon, Paris, CNRS Éditions, 2014.
  • 5. Jean Milet, Gabriel Tarde et la philosophie de l’histoire, Paris, Vrin, 1970.

Le titre, indiqué dès le premier cahier – Études psychologiques sur moi-même –, connaît quelques variantes significatives : Études psychologiques (Cahiers 16 et 17), Notes psychologiques (Cahier 18), Études psychologiques sur moi-même Ou plutôt mélanges psychologiques et métaphysiques (cahier 3), Archives d’une âme1, Études psychologiques (et morales) sur moi-même (Cahier 4).

Constitué de dix-neuf cahiers2, au format écolier, à couverture cartonnée, d’une soixantaine de pages en moyenne, le Journal représente 1474 folios. Le dernier, le cahier 19, a été édité en ligne par les soins de Louise Salmon3 : ce sont des notes rapides, comme l’affirme Tarde lui-même, des « moments de sa vie sociale » (et nullement psychologique), au style de plus en plus télégraphique et anecdotique au fur et à mesure que l’on s’achemine vers sa fin.

Son écriture, commencée en juin 1862, s’échelonne jusqu’en 1876, – Tarde a trente-trois ans –, et s’interrompt pendant dix-huit ans, pour reprendre en 1894 jusqu’en 1897. Cette interruption très significative coïncide avec la date de son mariage, après août 1876. L’année précédente, il a été nommé juge d’instruction et s’est marié, en 1877, avec Marthe Bardy-Delisle, fille d’un conseiller à la cour d’appel de Bordeaux. Quand il revient à Paris en 1894, Tarde reprend son journal.

L’écriture, belle et fine (Tarde pratiquait lui-même la graphologie) est fluide, plus aisée à déchiffrer à son début qu’à sa fin : le jeune Tarde noircit à la plume ses cahiers, qu’il commence parfois par la fin ; il y consigne des notations (avec une prédilection pour les aphorismes) non datées, n’hésite pas à surcharger en signes le dos des couvertures, voire y inscrit quelques croquis (Tarde était un excellent dessinateur). Certaines feuilles volantes écrites au crayon à papier, à la datation incertaine, y sont insérées. Mais fidèle à l’écriture journalière requise par le genre même, Tarde inscrit de manière régulière la date en tête de chaque nouvelle entrée, occasionnellement le lieu, voire l’heure et le temps qu’il fait.

L’écriture de soi est au cœur de ces Études, et se nourrit de la lecture des grands inventeurs (au sens tardien du terme4). Elle inscrit son auteur dans la droite ligne des philosophes ou écrivains diaristes, et, tout particulièrement, de celui qu’on peut considérer, avec Benjamin Constant, comme le fondateur du genre, Maine de Biran, dont Tarde fait son « maître intérieur5 ». Ces Études sont une imitation6, au sens tardien du terme, fort consciente d’elle-même (voir le deuxième cahier), du Journal de Biran (édition intégrale publiée par H. Gouhier, Éditions de la Baconnière, 1954-1955).

Après Rousseau et Biran, Tarde applique le baromètre à son âme dans ce qu’il nomme lui-même « descriptions météoriques de la conscience » (17e cahier). Il sonde sa personnalité, cherche à identifier son moi, enregistre les expériences tout à la fois vécues et rêvées à l’aide du « thermomètre psychique » qui témoigne des variations de son intériorité soumise aux fluctuations des jours7, de ses « métamorphoses psychiques » (1er cahier) et organiques. Le jeune Tarde se forge dans ce type d’écriture journalier, il y fait entendre son génie propre, exhibe une curiosité sans limites. Un tel Journal constitue une excellente entrée dans le « laboratoire » de son auteur, laboratoire intime, qui n’est autre, selon les dires de son auteur, que le cerveau (1er cahier) dans lequel s’opère une « polarisation de [ses] idées8 ». Plonger dans ce laboratoire intérieur, c’est se donner les moyens de comprendre le devenir de l’homme, la genèse de ses idées comme sa méthode de travail.

La tonalité des cahiers révèle des préoccupations d’ordre moral, qui sont d’un psychologue-métaphysicien : Tarde se livre, s’auto-analyse. Mais œuvrer à une telle connaissance de soi, c’est identiquement prétendre à la connaissance des autres, de l’homme en général, et du monde. À la fois subjective et objective, l’introspection, comme méthode, a en effet une visée expérimentale, scientifique. C’est que la matière du moi est matière mentale, – elle se déroule, dit Tarde, dans la conscience de chacun –, et ne diffère pas dans son objet de la matière des phénomènes dits « sociaux » que le futur sociologue comprendra et analysera comme des phénomènes « inter-psychologiques » (et non pas comme des choses : c’est tout l’objet de la fameuse querelle entre Durkheim et lui-même). L’écriture journalière permet, comme le souligne L. Salmon9, de bâtir sur la répétition, sans laquelle nulle science n’est possible, une science de soi qui est aussi science de l’homme au moral et au physique.

Depuis son manoir de La Roque-Gageac, à Sarlat, ou depuis Toulouse, où il fait ses études, Tarde décrit son environnement immédiat, ses promenades solitaires sur le Pech, évoque les bruits qui le gênent (l’intrusion de sa mère dans son bureau), la vie dissolue de ses compagnons d’études, et les mœurs des courtisanes. Il se découvre une vocation de poète, qu’illustre sa prédilection, visible dans ces premiers cahiers, pour l’analogie, – de longs et lyriques développements sur l’analogie entre l’âme et la nature extérieure – analogie dont il fera un concept central de son œuvre à venir. S’il consigne les faits les plus récents, il distingue souvent deux temps d’écriture dans une même journée et les souligne dans la forme par un nouveau paragraphe, par l’usage d’une autre plume ou des traits significatifs (sauvegardés dans notre transcription).

« Archives d’une âme », mémoire vive de sa pensée (Tarde visiblement se relit, voire se recopie), dialogue intérieur, brouillon d’une pensée en devenir, le diariste cumule observation de soi et du monde (vie quotidienne, vie politique, vie mondaine). Les cahiers exposent pêle-mêle des notes de circonstance (commentaires météorologiques, emploi du temps d’une journée, notes domestiques), et des réflexions littéraires et philosophiques ; ils relatent les événements rythmant sa vie sociale d’étudiant en droit, puis son travail de magistrat, ses états d’âme (vie amoureuse, vie intime, diurne et nocturne) et de corps (ophtalmie). Tarde passe sans transition des unes aux autres, de ses lectures à ses réflexions : il interroge ses amours, ses ambitions littéraires et philosophiques, exprime ses inquiétudes métaphysiques. Reviennent périodiquement certains thèmes constants de ses préoccupations, qui prendront une vigueur théorique nouvelle au fil des ans : l’amour, le désir, la croyance, la volonté, la différence, l’analogie, la vie, l’évolutionnisme, le pessimisme, la passivité, la force, le moi, le corps propre, etc. mais aussi le beau, la nuit, le jour, etc.

Ces cahiers sont un document à tous égards exceptionnel : ils offrent un témoignage exemplaire de la « longue germination de [s]on système » (décembre 1872) – Tarde commence à ériger parallèlement son propre système de la différence dont témoignent notamment les très nombreuses notes manuscrites –, et sont le récit de ses propres désillusions intellectuelles, morales et affectives. Les lecteurs y trouveront leur miel : philosophes (de nombreuses réflexions critiques sur ses propres lectures de Schopenhauer, Hartmann, Spencer, etc.), sociologues, historiens, et littéraires (de précieux témoignages sur des écrivains contemporains ou non – Dante, Baudelaire, Hugo, Chateaubriand, Maurice de Guérin, pour ne citer qu’eux –.


Sources du corpus : Études psychologiques sur moi-même, de Gabriel Tarde. Archives du Centre d’Histoire de Science Po, Fonds GT : GTA 64 Premier - cinquième cahiers (Juin 1862-février 1864), GTA 65 Sixième - treizième cahiers (février 1864-mai 1867), GTA 66 quatorzième - dix-neuvième cahiers (mai 1867-juin 1897).



 

  • 1. Note ajoutée au crayon à papier.
  • 2. Études psychologiques sur moi-même, GTA 64 : Premier cahier, (juin 1862-août 1862). Deuxième cahier (août 1862-mars 1863). Troisième cahier (mars 1863-juin 1863). Quatrième cahier (juin 1863-septembre 1863). Cinquième cahier (septembre 1863-février 1864). GTA65. Étude psychologique sur moi-même : Sixième cahier (février 1864-juin 1864). Septième cahier (juin 1864-janvier 1865). Huitième cahier (février 1865-mai 1865). Neuvième cahier (mai 1865-août 1865). Dixième cahier (août 1865-janvier 1866). Onzième cahier (janvier 1866-mai 1866). Douzième cahier (août 1866-novembre 1866). Treizième cahier (novembre 1866-mai 1867). GTA66 Quatorzième cahier (mai 1867-mars 1868) Quinzième cahier (mars 1868-Mars 1869). Seizième cahier (mars 1869-décembre 1869) Dix-septième cahier (décembre 1869-juillet 1874). Dix-huitième cahier (janvier 1875-août 1876). Dix-neuvième cahier (février 1894-juin 1897).
  • 3. Tarde Gabriel, « Cahier 19 », Revue d’Histoire des Sciences Humaines, 2005/2 no 13, p. 141-182, http://fr.scribd.com/doc/163351546/Cahier-19-TardeRHSH-013-0141#scribd. Outre le cahier 19 édité à la suite de l’article de L. Salmon « Gabriel Tarde et la société parisienne à la fin du xixe siècle : « rapides moments de vie sociale », 1894-1897, Revue d’histoire des sciences humaines, no 13, 2005 (p. 127-182), des extraits de son « nocturnal » ont été publiés par J. Carroy et Louise Salmon : Sur le sommeil ou plutôt sur les rêves, Lausanne, éditions BHMS, 2009.
  • 4. Toute invention est « le croisement heureux » dans un cerveau d’un courant d’imitation « soit avec un autre qui le renforce, soit avec une perception extérieure intense qui fait paraître sous un jour imprévu une idée reçue ». (Les Lois de l’imitation, Paris, Alcan, p. 47).
  • 5. « Je ne sais pourquoi le petit nombre d’écrivains éminents que notre Périgord a vu naître, Montaigne, Fénelon, La Boétie, Maine de Biran, et enfin celui dont je parle, ont eu, avec beaucoup de diversité, la même tournure d’esprit moraliste et psychologique. On serait tenté de dire qu’ils n’ont rien trouvé au dehors et sous leurs yeux d’assez intéressant pour les détourner de l’étude d’eux-mêmes. Quoi qu’il en soit, l’observation s’appliquerait avec une médiocre justesse à Joubert, qui habita fort peu sa ville natale » (G. Tarde, « Célébrités périgourdines. Joubert », Le Glaneur, 21 et 28 avril 1872, 5 et 12 mai 1872. Tarde cite à de nombreuses reprises Joubert dans ses cahiers. Voir notamment, ACHSP, fonds GT, GTA 64, « Quatrième cahier (juin 1863-septembre 1863) », 20 août et 27 août 1863.
  • 6. Tout lien social consiste, directement ou indirectement, dans le reflet à distance d’un moi dans un autre moi, dans « l’imitation ». Tarde a fait de l’imitation un concept central : imiter, c’est transmettre une croyance, transmettre un désir. L’énergie de désir et de croyance est un courant homogène et continu qui circule identique et se communique, et l’autre ego est une « rime vivante », un « résonateur psychique ». Ce qui est imité, c’est toujours une idée ou un vouloir, un jugement ou un dessein où s’exprime une certaine dose de croyance et désir.
  • 7. « Pour moi, mon encrier pourrait servir à révéler, avec une approximation suffisante, les variations de mon état intérieur, le niveau de l’encre s’abaissant à mesure que ma température s’élève ». ACHSP, fonds GT, GTA 64, « Quatrième cahier (juin 1863-septembre 1863) », 21 août 1863.
  • 8. ACHSP, fonds GT, GTA 64, Deuxième cahier, 10 août 1862.
  • 9. L. Salmon, « Les Études psychologiques sur moi-même de Gabriel Tarde. Faire science de soi, la genèse d’une méthode de travail », dans Lectures de Gabriel Tarde, Cahiers de philosophie de l’université de Caen, no 54, PUC, 2017, sous la direction d’A. Devarieux.

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« Journal de Gabriel Tarde (1843-1904) », éd. par Devarieux Anne, dans « Ego Corpus », Ecrisoi (site Internet), 2022, URL : https://ecrisoi.univ-rouen.fr/ego-corpus/journal-de-gabriel-tarde-1843-1904, page consultée le 31/01/2023.