L’autonarration dans la littérature algérienne d’expression arabe : Ḏākirat al-mā’ de Waciny Laredj et Dam al-ġazāl de Marzāq Baqṭāš

Auteur de la thèse: 
Directeur de thèse: 
Vauthier Élisabeth
Université: 
Lyon
Année de soutenance: 
2021

Résumé

 

La thématique que traite cette thèse est la place de l’autonarration dans la littérature algérienne d’expression arabe à travers l’étude de deux textes : Ḏākirat al-mā’, Miḥnat al-ğunūn al-ʻārῑ (1997) de Waciny Laredj et Dam al-ġazāl (2002) de Marzāq Baqṭāš. A travers cette étude, nous essayons d’introduire la notion d’autonarration dans le milieu de la critique littéraire arabe. Notre travail de thèse exploite ainsi les théories littéraires autour de l’autofiction. Ce qui permet d’alimenter notre réflexion sur l’autonarration et d’essayer au retour, de donner des réponses aux problématiques qu’elle soulève depuis l’apparition du néologisme « autofiction ». Les deux textes témoignent de la crise des années 1990 en Algérie. Ils sont marqués par la chasse aux intellectuels durant la guerre civile et exploitent autobiographie et fiction dans la narration de Soi. Ces récits individuels interrogent raison et folie et sont profondément intriqués à la mémoire collective. Ils évaluent la construction identitaire du pays depuis l’indépendance, au sein du système dictatorial, en confrontant en permanence mémoire et histoire officielle.

 

Abstract

This work studies the place of autonarration in the Algerian Arabic literature, throughout two texts: Ḏākirat al-mā’, Miḥnat al-ğunūn al-ʻārῑ (1997) by Waciny Laredj and Dam al-ġazāl (2002) by Marzāq Baqṭāš. This study aims to introduce the concept of autonarration in the field of Arabic literary criticism. Thus, our work uses literary theories on autofiction to enrich our reflexion on autonarration and to try and solve some remaining problems since the apparition of the neologism “autofiction”. Both texts focus on the crisis of the 1990’s in Algeria and murders and persecutions of Algerian intellectuals. Both use fiction and autobiography in self-narration. These individual narratives question reason and madness and are closely linked to the collective memory. They evaluate the foundations of Algerian identity starting from the independence, within the dictatorial regime, and through a constant confrontation of collective memory and official history.

 

Jury

Avril Marie-Hélène, Deheuvels Luc-Willy, Denooz Laurence, Jacquemond Richard, Vauthier Elisabeth

 

Lien

https://www.theses.fr/2021LYSE3051